Xiaomi YU7 : face aux délais monstrueux, le PDG conseille… d’acheter une Tesla !
Le marché des véhicules électriques ne cesse de surprendre avec des situations inattendues. Xiaomi, géant chinois de la technologie, a récemment fait une entrée remarquée dans ce secteur avec son SUV YU7. Mais face à un succès qui dépasse largement les prévisions, la marque se retrouve dans une position inédite. Son PDG, Lei Jun, est même allé jusqu’à recommander à ses clients les plus pressés… d’acheter chez la concurrence, y compris Tesla, une prise de parole inhabituelle dans une industrie où chaque mot est généralement pesé.
Un lancement aux chiffres spectaculaires
En juin, Xiaomi dévoile le YU7, un SUV électrique pensé pour rivaliser directement avec le Tesla Model Y. Le succès est immédiat : près de 240 000 commandes sont enregistrées en moins de 18 heures. Ce chiffre impressionnant illustre à la fois l’essor de la voiture électrique en Chine et la confiance accordée à Xiaomi, pourtant nouvelle dans ce domaine.
Cependant, cette réussite fulgurante entraîne un revers : les délais de livraison s’allongent fortement, atteignant désormais entre 56 et 59 semaines. Autrement dit, un acheteur d’aujourd’hui devra patienter plus d’un an avant de recevoir son véhicule, une attente frustrante pour ceux qui espéraient en profiter rapidement.
Une déclaration qui sort des codes
Face à cette situation, Lei Jun s’exprime ouvertement sur les réseaux sociaux. Dans un message surprenant par sa franchise, il conseille aux acheteurs pressés de se tourner vers d’autres SUV électriques chinois comme le Xpeng G7, le Li Auto i8 ou encore le Tesla Model Y. Il va même plus loin en saluant la qualité du modèle américain et en soulignant les promotions récemment annoncées par Tesla.
Dans le milieu automobile, voir un constructeur recommander directement un concurrent est rare. Ce geste peut être perçu comme une marque de confiance dans le potentiel à long terme du YU7, Xiaomi pariant que ses clients reviendront vers lui même après avoir exploré d’autres options.
Les atouts techniques du YU7

Le succès du YU7 s’explique aussi par sa fiche technique impressionnante.
- Version Standard : environ 35 300 euros, moteur de 315 chevaux, autonomie de 835 km selon le cycle CLTC et recharge à 80 % en seulement 13 minutes grâce à son architecture 800 volts.
- Version Pro : autour de 39 000 euros, deux moteurs cumulant 489 chevaux.
- Version Max : près de 46 000 euros, puissance de 681 chevaux et batterie de 101,7 kWh.
Ces caractéristiques placent Xiaomi en concurrence directe avec les SUV électriques les plus performants, tout en affichant des tarifs agressifs.
Une stratégie calculée
Pour l’instant, le YU7 est uniquement disponible en Chine, mais une expansion internationale est déjà en préparation. L’objectif : s’imposer face aux grands noms de l’automobile électrique. Le conseil de Lei Jun de diriger certains clients vers Tesla ou d’autres marques pourrait sembler paradoxal, mais il répond à un calcul précis : éviter un trop grand volume de commandes impossibles à livrer rapidement et préserver l’image d’une entreprise transparente.
Un futur duel à surveiller

Le Tesla Model Y domine actuellement le marché des SUV électriques, mais le Xiaomi YU7 arrive avec des atouts de poids. Son autonomie supérieure, sa recharge ultra-rapide et son prix agressif en font un sérieux concurrent. Si Xiaomi parvient à optimiser sa production et réduire les délais de livraison, le duel entre ces deux modèles pourrait marquer l’une des grandes rivalités de la prochaine décennie automobile. Cette confrontation ne se jouera pas uniquement sur les performances, mais aussi sur la capacité à répondre rapidement à la demande mondiale. Le lancement du YU7 a démontré que Xiaomi savait séduire le public, avec des commandes massives en un temps record. Toutefois, attirer les acheteurs n’est qu’une étape. Le véritable défi pour la marque sera désormais de livrer dans des délais raisonnables tout en maintenant la qualité promise, condition indispensable pour s’imposer durablement face aux géants du secteur.
