Tour de France 2025 : Leclerc dévoile un poireau géant sur Zoé électrique dans la caravane publicitaire
Le Tour de France, ce n’est pas seulement une course mythique à travers l’Hexagone. C’est aussi un défilé haut en couleur, festif et inventif : la caravane publicitaire. Parmi les acteurs les plus visibles et appréciés du public, la caravane Leclerc se distingue par ses véhicules transformés en fruits et légumes géants. Cette année, le clou du spectacle est un poireau monumental monté sur une Renault Zoé. Finauto est allé le découvrir de près.
Un atelier en pleine ébullition
À quelques jours du départ du Tour, les ateliers de Theobora, dans le Loiret, tournent à plein régime. Ici, des équipes pluridisciplinaires composées de menuisiers, peintres, soudeurs, décorateurs et mécaniciens s’activent pour donner vie à des créations uniques. L’effervescence est palpable : tout doit être prêt pour rejoindre la caravane officielle, qui prendra son départ à Lille.
Parmi les chars en cours de finition, la flotte Leclerc attire particulièrement l’attention. Fidèle à son image populaire, l’enseigne a misé sur le thème du pique-nique. Son objectif : incarner la convivialité à la française et séduire les spectateurs massés sur les routes du Tour.
Une flotte éclectique et en majorité électrique
La caravane Leclerc est impressionnante par son ampleur. Elle comprend onze véhicules, dont huit électriques, et mobilise 22 personnes. Parmi les modèles les plus marquants, on retrouve sept Volkswagen ID. Buzz transformés en pick-up. Ces véhicules ont été lourdement modifiés mais conservent une certaine modularité : les éléments décoratifs se démontent, permettant au fourgon de retrouver sa forme d’origine.
Outre ces véhicules principaux, d’autres créations plus audacieuses complètent le cortège. Deux quads Can-Am ont été métamorphosés en melon et en fraise géants. Quant aux cerises, elles trônent sur un side-car BMW 1200 GS Adventure. Ces engins, très spectaculaires, ne peuvent plus circuler que sur routes fermées, leur conception ayant sacrifié toute fonctionnalité routière standard.
La naissance d’un poireau monumental

Mais c’est le poireau qui attire tous les regards cette année. Loin d’être un simple décor, cette œuvre roulante repose sur une base technique bien réelle : une Renault Zoé. La transformation est saisissante. Le petit véhicule électrique de série s’allonge pour atteindre 5,80 mètres de long, contre 4,09 mètres à l’origine.
Pour arriver à ce résultat, les équipes de Theobora ont entièrement désossé la Zoé. Le toit a été supprimé, remplacé par un arceau rigide garantissant la sécurité structurelle. Des renforts supplémentaires ont été ajoutés au châssis, conformément aux exigences strictes de l’organisation du Tour.
Un travail d’artisanat minutieux
Chaque véhicule de la caravane Leclerc est conçu comme une sculpture. Le processus commence par une modélisation 3D du fruit ou du légume à représenter. Ensuite, des blocs de polystyrène sont taillés pour créer la forme brute. Celle-ci est ensuite recouverte de résine, puis de fibre de verre, assurant à la fois solidité et longévité face aux intempéries et aux rayons UV. Une fois l’ensemble figé, la mise en peinture et le vernissage finalisent l’apparence colorée et réaliste.
Nous avons eu la chance de monter à bord du poireau, et même d’en prendre le volant brièvement. L’expérience est unique. Le véhicule reste proche de la Zoé dans ses sensations de conduite, mais son volume accru le rend nettement moins maniable. Les caméras intégrées sont alors précieuses pour manœuvrer cet OVNI routier sans encombre.
Une logistique impressionnante
Chaque jour, la caravane du Tour de France mobilise entre 3 500 et 4 000 personnes. Rien que pour Leclerc, une centaine de membres sont sur le pont. Cette mobilisation permet de distribuer plus d’un million de cadeaux et échantillons au public, allant des T-shirts aux objets du quotidien.
La participation de Leclerc à la caravane n’a rien d’anecdotique. L’enseigne sponsorise aussi le maillot à pois du meilleur grimpeur depuis sept ans et a déjà renouvelé son engagement pour trois éditions supplémentaires. L’enjeu en termes de visibilité est colossal, et chaque véhicule devient un support de communication roulant à fort impact.
Une œuvre éphémère à la préparation longue
Ce que le public ne voit pas forcément, c’est le temps nécessaire à la création de chaque char. En moyenne, entre trois et quatre mois de travail sont nécessaires pour mener à bien un seul véhicule. Un investissement humain et créatif considérable pour quelques secondes de défilé, mais qui marque durablement les esprits.
