Luca de Meo quitte Renault et rejoint Kering avec un bonus record de 20 millions d’euros

Luca de Meo quitte Renault et rejoint Kering avec un bonus record de 20 millions d’euros

Le départ de Luca de Meo du groupe Renault a pris de court l’ensemble du secteur automobile. Celui qui incarnait le renouveau du constructeur français a décidé de tourner la page avec une rupture aussi rapide qu’inattendue. Mais l’ancien dirigeant ne restera pas longtemps inactif. Il vient d’être annoncé chez Kering, l’un des géants mondiaux du luxe, avec à la clé une récompense financière à faire pâlir les plus hauts dirigeants du CAC 40.

Un virage spectaculaire dans la carrière

Longtemps considéré comme un fin stratège de l’industrie automobile, Luca de Meo était parvenu à redresser l’image de Renault et à porter de nombreuses transformations structurelles dans un contexte de transition électrique difficile. Son départ, officialisé en juin, a laissé place à une série d’interrogations. Aucun différend interne n’a filtré, aucune tension apparente n’a été évoquée. Au contraire, le discours de l’Italien au moment de l’annonce semblait vouloir rassurer.

Il affirmait alors que le groupe Renault était désormais prêt à entamer un nouveau cycle, avec une nouvelle génération de produits en développement. Pour Luca de Meo, il était temps de transmettre le flambeau et d’explorer de nouveaux horizons. Cette formule, souvent utilisée dans les hautes sphères du management, cachait en réalité une reconversion pour le moins inattendue.

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Kering, un nouveau terrain de jeu

Luca de Meo rejoint donc Kering, maison mère de plusieurs marques emblématiques du luxe comme Gucci, Balenciaga ou encore Yves Saint Laurent. Une arrivée qui tombe à un moment stratégique pour le groupe français. En proie à une stagnation de ses ventes en Asie et à une concurrence de plus en plus agressive, Kering cherche à se réinventer. Le choix de faire appel à un dirigeant extérieur au secteur du luxe envoie un message clair. L’innovation et la transformation seront au cœur de la nouvelle stratégie.

Ce pari sur l’expertise managériale de Luca de Meo s’accompagne d’une enveloppe financière à la hauteur de l’enjeu. Kering n’a pas lésiné sur les moyens pour attirer l’ancien patron de Renault, en témoigne l’impressionnant package d’arrivée révélé en marge de la préparation de l’assemblée générale prévue pour le 9 septembre.

Une prime de bienvenue record

Pour « compenser la perte des rémunérations différées » que Luca de Meo aurait dû percevoir chez Renault, Kering lui offre une prime de bienvenue de 20 millions d’euros. Une somme impressionnante, dont près de 15 millions seront versés en cash très rapidement. Le reste sera distribué sous forme d’actions du groupe, probablement soumises à des conditions de performance ou de présence dans la durée.

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Mais cette prime d’arrivée ne constitue qu’un avant-goût. La rémunération annuelle de Luca de Meo chez Kering s’annonce elle aussi très confortable. Le salaire fixe atteindra 2,2 millions d’euros par an. À cela s’ajoute un bonus variable qui pourrait tripler cette somme selon les résultats atteints, portant le total à 8,8 millions d’euros annuels. Et ce n’est pas tout. Une autre part de rémunération variable, dont les contours exacts seront dévoilés plus tard, pourrait encore gonfler l’enveloppe.

Un contraste saisissant avec son précédent poste

Chez Renault, même en tenant compte des primes sur objectifs et de certaines formes de rémunérations différées, Luca de Meo ne percevait pas de tels montants. Le passage chez Kering s’apparente donc à une véritable montée en gamme salariale. Cela montre à quel point le groupe de luxe mise gros sur son nouveau directeur général, bien que ce dernier n’ait jamais dirigé une entreprise de cette industrie.

L’arrivée de Luca de Meo marque ainsi un tournant autant pour lui que pour Kering. Le luxe mise sur des profils venus d’autres horizons pour insuffler une nouvelle dynamique, tandis que les dirigeants issus de l’automobile se voient offrir des perspectives inédites. Dans cette affaire, l’ex-patron de Renault n’a pas seulement changé de secteur. Il a également changé d’échelle.

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Clément

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