Le diesel vit ses derniers kilomètres : la fin d’une ère pour les voitures en France
Le diesel, autrefois moteur préféré des Français, continue sa chute spectaculaire sur le marché des véhicules neufs. En 2025, la part de marché des voitures neuves à moteur diesel reste inférieure à 5 %, à peine plus si l’on inclut les versions à hybridation légère ou rechargeable. Ce recul ne montre aucun signe d’inversion, et les experts estiment que l’année 2026 pourrait être encore plus difficile pour cette motorisation.
Le diesel face à un marché en mutation
La décennie qui a suivi le « dieselgate » a profondément transformé les habitudes des automobilistes français. Autrefois plébiscité pour son rendement et son autonomie, le gazole ne séduit plus autant sur le marché du neuf. En octobre 2025, la part des véhicules diesel ne représentait plus que 4,16 % du marché, soit une baisse de plus de 11 % par rapport à l’année précédente. Même en ajoutant les versions hybrides diesel, le total ne dépasse guère 5,86 % sur les dix premiers mois de 2025.
La désaffection pour le diesel s’explique par plusieurs facteurs. Les normes environnementales, l’essor des zones à faibles émissions et l’évolution des motorisations alternatives favorisent l’essence et l’électrique. Les consommateurs hésitent désormais à investir dans un diesel neuf qui perd rapidement de sa valeur, alors que le marché de l’occasion continue de soutenir cette motorisation pour ceux qui souhaitent encore profiter du gazole.
Le classement des modèles diesel les plus vendus

En 2025, le classement des voitures diesel les plus vendues en France révèle un constat sans équivoque. La Renault Clio reste en tête avec 10 783 immatriculations, mais cette génération ne sera plus proposée en version diesel. Le Citroën C5 Aircross occupe la deuxième place avec 6 659 ventes, mais sa nouvelle mouture ne prévoit pas de moteur diesel. La Peugeot 308 complète le podium avec 5 174 immatriculations, un modèle encore disponible avant son restylage, mais la version 1.5 BlueHDi ne sera pas immédiatement reconduite.
Le reste du top 10 est dominé par des marques allemandes. Mercedes se distingue avec trois modèles, le GLA, la Classe A et le GLC, ce dernier bénéficiant encore d’une version hybride diesel malgré un recul important. Skoda, Volkswagen et BMW complètent le classement, témoignant de la persistance de l’attrait pour le diesel en provenance d’outre-Rhin, bien que ce marché ait perdu sa force d’antan.
Les perspectives pour 2026
La situation actuelle laisse présager une nouvelle baisse des ventes diesel. Les modèles français abandonnant progressivement le gazole vont peser fortement sur les chiffres. La Clio et le C5 Aircross montrent que les nouveautés ne reconduiront pas ces motorisations, tandis que la Peugeot 308 reste une exception temporaire. Les constructeurs allemands continueront de proposer des diesels, mais le volume restera limité, surtout avec la montée en puissance de l’hybride et de l’électrique.
Même si les normes Euro 7 sont moins strictes que prévu et que certaines ZFE connaissent des ajustements, ces facteurs ne suffiront pas à freiner l’érosion du diesel. Les consommateurs sont désormais tournés vers des alternatives plus propres et plus modernes. L’impact de la réglementation, combiné à la perte de l’image positive du diesel, renforce cette tendance.
Le marché français semble donc entamer une transition durable vers l’essence, l’hybride et l’électrique. La baisse du diesel s’accompagne d’une réorganisation des gammes et d’une adaptation aux nouvelles exigences environnementales. Les modèles qui restent en vente à moteur diesel sont souvent des exceptions temporaires ou des restes de génération précédente, tandis que les nouveautés misent sur des motorisations plus respectueuses de l’environnement.
Une dynamique différente à l’étranger

Si le diesel s’efface en France, il reste populaire dans d’autres pays européens, notamment en Allemagne. Les consommateurs allemands continuent de privilégier le gazole, qui représente une part importante des ventes locales. Cette divergence souligne à quel point le marché français est particulier, avec une accélération de la transition énergétique et un désintérêt croissant pour le diesel neuf.
En France, la chute des ventes diesel illustre une mutation profonde du marché automobile, où l’ancien moteur préféré des automobilistes cède progressivement la place à des technologies plus propres. Avec des modèles français qui disparaissent et des alternatives hybrides et électriques en forte croissance, le paysage des véhicules neufs est en pleine transformation, et le diesel apparaît désormais comme une motorisation résiduelle.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La Renault Clio, le Citroën C5 Aircross et la Peugeot 308, seuls modèles français encore présents, montrent les limites d’un marché en régression. Le reste du top 10 est occupé par des marques étrangères, témoignant de l’érosion rapide du diesel français et d’une tendance irréversible sur le marché national.
