BYD Yangwang U9 Xtreme : 3 000 chevaux… mais toujours battue par la Porsche 911 GT3 !
La rivalité entre les voitures électriques et les modèles thermiques s’intensifie sur les circuits. La dernière démonstration en date vient de Chine avec la BYD Yangwang U9 Xtreme, une supercar affichant 3 000 chevaux et des chiffres vertigineux. Pourtant, malgré des performances qui battent des records, elle se heurte à une réalité implacable quand il s’agit de dompter l’asphalte.
Une puissance inédite pour une supercar électrique
La Yangwang U9 Xtreme ne se contente pas d’attirer les regards, elle pulvérise les chiffres. BYD, le géant chinois de l’électromobilité, a conçu une machine de guerre propulsée par quatre moteurs électriques totalisant 3 000 chevaux. Avec une vitesse de pointe dépassant 495 km/h, elle s’est imposée comme la voiture de série électrique la plus rapide du monde. Une performance technique impressionnante, d’autant plus que cette supercar a également battu le record électrique du Nürburgring, temple mondial du chronomètre automobile.
Sur le célèbre circuit allemand long de 20,8 kilomètres, la Yangwang U9 Xtreme a signé un temps de 6 minutes 59 secondes et 157 millièmes. Elle devance ainsi la Xiaomi SU7 Ultra, autre électrique chinoise forte de plus de 1 000 chevaux, qui détenait jusque-là le meilleur temps avec 7 minutes 04 secondes. BYD peut donc se targuer d’avoir établi un double record mondial, à la fois en vitesse de pointe et en chrono sur piste.
Une comparaison qui pique face à la Porsche 911 GT3

Malgré ses 3 000 chevaux et ses quatre moteurs, la Yangwang U9 Xtreme ne parvient pas à distancer certaines sportives thermiques bien plus modestes en puissance. Son chrono au Nürburgring est équivalent à celui de la Porsche 911 GT3 type 992.2, qui ne dispose “que” de 500 chevaux et d’une boîte mécanique à six rapports. Cette Porsche, véritable icône de la légèreté et de la précision, a signé un temps de 6 minutes 56 secondes et 294 millièmes.
La comparaison est cruelle. D’un côté, une machine électrique ultra sophistiquée et bourrée d’électronique, de l’autre une sportive classique à moteur atmosphérique. Pourtant, la différence de puissance – six fois supérieure pour la chinoise – ne se traduit pas sur la piste. En cause, un ennemi invisible mais redoutable : le poids.
Le poids, talon d’Achille des supercars électriques
Avec ses batteries massives, la Yangwang U9 Xtreme affiche plus de 2 500 kg sur la balance. C’est un défi physique pour chaque virage du Nürburgring. Le poids engendre une inertie considérable qui complique les freinages, les relances et les changements de direction. À l’opposé, la Porsche 911 GT3 affiche un peu moins de 1 500 kg, tandis que la Mercedes-AMG Project One, autre monstre du chronomètre, se situe sous les 1 700 kg.
Sur un circuit aussi exigeant que le Nürburgring, chaque kilo compte. Plus une voiture est légère, plus elle peut freiner tard, entrer vite dans les virages et ressortir avec agilité. C’est exactement ce qui permet à la GT3 de rivaliser avec des supercars théoriquement plus puissantes. Quant à la Project One, avec son moteur dérivé de la Formule 1 et ses 1 063 chevaux, elle reste la voiture de série la plus rapide sur ce tracé avec un temps de 6 minutes 29 secondes et 090 millièmes.
Un signal pour l’avenir de la performance électrique
La Yangwang U9 Xtreme démontre que les voitures électriques peuvent désormais atteindre des vitesses et des chronos impressionnants, mais la question du poids reste entière. Tant que les batteries n’auront pas gagné en densité énergétique et perdu en masse, les voitures thermiques continueront de régner sur les circuits techniques.
BYD a malgré tout frappé fort. Le constructeur chinois montre sa maîtrise technologique et son ambition de rivaliser avec les grandes marques européennes sur le terrain de la performance pure. Mais la route est encore longue avant que l’électrique ne triomphe sans concession face aux sportives thermiques légendaires.
En attendant, le Nürburgring conserve son verdict. Et il rappelle qu’en matière de conduite extrême, la légèreté vaut parfois mieux que la puissance brute.
